L’expat’ saison 3 épisode 13 : J14 R1 Homiris @ Chaumont FC + J15 vs SC Marnaval
- FLORIAN
- 6 févr.
- 10 min de lecture
Le CSSA continue son petit bonhomme de chemin ...
Changement de format aujourd'hui car l'habituel commence à me lasser. Et aussi parce que comme je suis un gros procrastinateur, bah forcément, j'ai pris du retard. Du coup je dois rattraper. Et puis, après tout, les grands artistes sont ceux qui savent se renouveler. Comment ? Oui, oui, mes chevilles se portent bien, merci pour elles.
C'est donc un double résumé concentré cette semaine auquel vous, mes fans (oui parce qu'après tout ce temps, si vous êtes encore là à lire mes conneries, c'est que vous l'êtes forcément), allez avoir droit !
On commence avec le déplacement à Chaumont du dimanche 25 Janvier :
Rendez-vous donc à 8h45 dans la brume d'Amagne, chez le président, pour retrouver les collègues avant de s'enquiller 3h de route afin d'arriver à destination.
8h45 ... Un dimanche ! Pour un chômeur qui ne fout rien de ses journées et qui se couche en moyenne à peu près vers cette heure-ci, je peux vous dire que ça pique. Bordel, même la messe c'est plus tard. Après, n'étant pas croyant, cette excuse ne m'aurait de toute façon servi à rien.
Les deux-tiers de l'équipe se tassent donc dans Lucien (le camion DVCR pour ceux qui n'auraient pas suivi), tandis que le reste de la troupe, dont votre serviteur fait partie, préfère le confort du véhicule de location affrêté spécialement pour l'occasion par notre nouveau partenaire, la concession Auto Bernard de Charleville-Mézières (je le place parce que je sais que ça va faire plaisir au président Thibault). Et oui, comme on part à 14 et qu'il n'y a que 9 places dans le camion, il faut un véhicule de rab. Et à peine mis en route c'est là que l'on se rend compte qu'on a oublié Adrien, l'un des cadreurs, qui est à la bourre. Même pas une minute de route et déjà une connerie, la journée commence bien.
Bref, après que le retardataire soit arrivé, c'est au son de la playlist pop-rock du vice-président Florian, qui a pris le volant du second véhicule, que notre périple peut enfin véritablement débuter. C'est donc parti pour 180mn collés au cul de la remorque du camion. Au moins ça laisse le temps d'apprendre par cœur le nom des contributeurs :

La route se fait tranquillement à travers le brouillard matinal et nous traversons donc de charmantes (non) contrées marnaises puis haut-marnaises, où nous croisons des noms de patelins assez pittoresques je dois dire, genre Saint-Amand-sur-Fion (je n'invente rien) ou encore Reims-la-Brûlée (allez savoir pourquoi, je l'aime bien celui-là).

Au passage nous avons tout le loisir de constater le nombre hallucinant de radars sur la N44 ; c'est qu'il s'agirait de rester prudents :

Le trajet aller se déroule au final sans encombre et nous arrivons sur les coups de midi en terres chaumontaise. Une pause au MacDo afin de prendre des forces (et du cholestérol), et nous voilà reparti direction le stade Georges Dodin, situé non loin du viaduc de Chaumont. Au passage, s'enfiler un big mac dans une voiture qui roule, c'est sportif.

Arrivée au stade, descente du matériel puis montage des tonnelles, du classique en déplacement pour la team DVCR :



On galère un moment lorsqu'il faut chercher un endroit potable où placer la box afin de capter internet et avoir un débit à peu près convenable (nous sommes en Haute-Marne après tout), mais nous finissons par y arriver.
Un nouveau problème se présente à nous lorsqu'il nous faut positionner les cadreurs plan large et plan serré dans la tribune, la configuration de celle-ci ne permettant pas initialement à nos bénévoles émérites d'esquiver le grillage en bordure du terrain.
Heureusement, il y a des fûts de bière disponibles dans l'arrière-cour ! Du coup, hop, ni une ni deux, nos deux préposés au cadrage, Camille et Adrien, se les sifflent avant de monter s'installer dessus :

Tout le monde est en place et nous pouvons donc lancer l'avant-match. On interview le président de Chaumont, puis l'on piège nos commentateurs avec le replay du dernier match qu'on leur annonce dans l'oreillette alors qu'en fait la régie ne l'a pas. Rien que du très classique en somme, avant que la rencontre en elle-même ne puisse enfin débuter.
Les chaumontais tentent de ressortir de leur camp en usant de longs ballons qui sont souvent interceptés par nos sangliers, qui eux essayent de faire tourner proprement. Je le sais bien, c'est moi qui suis en tribune à me geler les doigts afin de tenir les statistiques, et notamment le nombre de passes.
La première chaude alerte est néanmoins à mettre à l'actif des locaux quand Paul Gandara se fait la malle pour venir défier Anthony Mfa. Heureusement, la frappe du n°9 local passe de peu à côté.
Derrière, les sedanais prennent le contrôle du match et cap'tain Yeni Ngbakoto ouvre le score suite à une frappe lointaine déviée de notre Paco national, pour ce qui est l'un des buts le moins compliqué de sa carrière (en tout cas je présume), étant seul à reprendre le ballon du plat du pied à l'intérieur des 5,50m.
0-1, 20e
Peu avant la mi-temps, notre n°10 se fend d'une jolie tête au premier poteau sur un corner de monsieur Borgniet (encore lui) afin de s'offrir un doublé et donner deux réalisations d'avance au CSSA !
0-2, 43e
La pause est sifflée sur le sentiment que la rencontre est déjà pliée. Moi je fonce donner mes stats au camion régie situé juste derrière la tribune et en profite pour prendre un petit café-clope avant de retrouver ma place dans les gradins.
On enchaîne sur la seconde période, qui va s'avérer être relativement identique à la première.
Les verts et rouges ont le ballon et les blancs et noirs éprouvent toujours beaucoup de mal à sortir de leur camp. Et à la suite d'un nouveau coup de pied arrêté tiré par notre n°6 et repris de la tête par Seydou Sanogo, Rodolphe Mabunda vient tuer le peu de suspense qu'il restait d'une jolie papinade au niveau du point de pénalty.
0-3, 52e
Le match se muscle ensuite quelque peu avec trois cartons jaunes en dix minutes pour les locaux (dont un pour le coach), contre un pour les visiteurs (Sofiane Ahmed Messaoud), mais la physionomie générale ne change pas d'un iota.
Histoire d'être parfaitement symétrique avec la première période, Hervaine Moukam vient clôturer la marque à un quart d'heure de la fin d'une reprise à bout portant au second poteau, à la suite d'une madjer de Colin Villa qui a bien repris le centre de Soueil Bouzachan après un petit numéro de ce dernier sur le côté droit.
0-4, 74e
L'exclusion du n°5 chaumontais en toute fin de rencontre est anecdotique et le CSSA empoche 3 nouveaux points bien précieux dans sa course à la première place. D'autant que la plupart des ses adversaires laissent des plumes durant cette journée.
On remet en après-match le trophée d'homme de la rencontre à Yeni, recompensé pour son doublé ; puis on plie les gaules avant de reprendre la route alors que la nuit se met à tomber.
Et alors que je me fends d'une petite sieste tandis que la route du retour se passe aussi sans encombre, le radarus prunus étant un chasseur nocturne, il va faire une victime :
c'est ainsi qu'à 30mn de l'arrivée à bon port, un éclair foudroie le ciel, une lumière absolue dans la nuit ardennaise, un flash pour les âges (pour ceux qui ont la réf) qui devrait rapporter quelques dizaines d'euros à l'état français. Je ne balancerai pas, je dirai juste que ce n'est pas Lucien qui s'est fait pruner (surtout qu'on l'avait semé quelques minutes auparavant lorsque celui-ci a dû refaire le plein de carburant), du coup vous en déduisez ce que vous voulez.
Bref, hormis cette légère péripétie, tout le monde finira par regagner ses pénates et pourra se ressourcer avant la rencontre suivante ...
CSSA - SC Marnaval, samedi 31 Janvier :
Changement de programme pour votre serviteur puisque pour la première fois de sa carrière DVCRique, il se retrouve propulsé réalisateur ! Je m'en vais donc pouvoir jouer à la game boy avec le stream deck, tout comme mon copain Romain d'habitude.
Mais du coup pas de photo pour illustrer tout ça, car de une l'arrivée à Dugau', le déchargement du matos et la mise en place du matériel je vous l'ai déjà raconté là
(pas mon meilleur résumé de match, je l'avoue) ; et que de deux, étant légèrement en stress, j'ai préféré me concentrer sur ce que vous attendez tous avec impatience chaque semaine : non pas mon article, mais la diffusion de jour de match.
À 17h59 je prends donc une grande inspiration avant que mon compère Antoine ne lance le générique de la retransmission.
Vu que je ne m'occupe que de sélectionner les images qui vont passer à l'antenne, je ne suis pas au contrôle qualité quant à ce que fait la régie juste à côté de moi (ce que j'essaye de faire d'habitude). C'est donc un premier couac au moment de la compo de nos visiteurs du jour puisque mes collègues ont oublié d'éditer le nom du coach et que c'est donc Arne Slot qui est propulsé sur le banc du SC Marnaval. Au passage, c'est le coach de Liverpool, et non de Manchester comme le signale Thibault à l'antenne :

Vu qu'on est fair-play, on fait aussi une boulette sur celle du CSSA avec deux n°5 annoncés dans l'effectif. Bon, là, c'est de ma faute : c'est moi qui ai demandé à Antoine d'intervertir les positions de Renon et Mabunda après la mise en place initiale et du coup il n'a pas eu le temps de remettre le bon numéro pour notre nouvel arrivant :

Hormis ça, on s'en sort pas trop mal, et le match peut débuter.
Et tout comme la semaine précédente, la première situation chaude est à mettre à l'actif de nos adversaires après seulement trois petites minutes : lancé dans le dos de Mabunda, Bekhaled crochète Noam Marques mais notre n°5 (le vrai) revient bien pour sauver la maison. On en est juste quitte pour une petite suée en tribune de presse.
Les verts et rouges répliquent avec un coup-franc de Khenchoul qui effleure le montant (7e), puis avec une reprise de Mulenda sur le poteau après un ballon relâché par le gardien adverse suite à une frappe lointaine de Sanogo (11e).
Le quart d'heure de jeu est atteint sur une marque nulle et vierge alors que je finis de prendre mes marques à la réalisation. Au final, c'est n'est pas aussi compliqué que je me le représentais.
Les sedanais croient ouvrir le score à la 22e par Hervaine Moukam mais celui-ci est logiquement signalé hors-jeu suite à un centre de Bouoli consécutif à un bon travail d'Adem Zeghdane sur le côté droit. Le salut va finalement arriver cinq minutes plus tard lorsque sur sa lancée du match précédent, le capitaine du soir Rodolphe Mabunda nous offre une nouvelle fois un geste magistral : après la papinade six jours plus tôt, c'est un missile sol-air qui décolle dans la nuit ardennaise pour venir débloquer la situation. Quel but ! Stéphane Noro a trouvé son successeur !
1-0, 28e
Mais c'est après cette ouverture du score que le show Nicolas Pfister va démarrer : le portier haut-marnais va tout simplement se montrer intraitable sur toutes les occases sedanaise qui vont suivre.
Et ça commence avec une bonne tête de Florentin Bouoli, après un centre de Mulenda côté gauche (40e). Deux petites minutes plus tard, Moukam se fait pousser dans le dos après un centre de Zeghdane. L'arbitre siffle faute et vu que c'est dans la surface et bien ça fait pénalty ! On joue la 43e et là encore c'est de ma faute puisque juste avant que notre n°9 ne prenne son élan, je demande à Antoine de se tenir prêt à lancer le jingle but. Quelques instants plus tard et après une belle envolée du gardien, ce sont tous mes camarades qui me regardent d'un air mauvais parce que j'ai jinxé le tireur.
Juste avant la mi-temps, le n°1 des visiteurs se projette vite au sol afin de remporter son duel face à Moukam (45e). La pause est donc sifflée sur cet avantage d'un but pour les sangliers. La régie lance la pub de la mi-temps et moi j'en profite pour aller fumer une petite cigarette en speed dans les coursives du stade.
Je reviens à temps pour reprendre ma place et donner le top à Tony pour le débrief de la première période. Après une analyse fine des différentes situations auxquelles nous avons assisté, le match peut reprendre. Et ça repart comme ça s'était terminé : par un arrêt de Pfister, cette fois-ci sur une frappe de Colin Villa, toute juste entré en jeu durant l'intermission (47e).
Mais les visiteurs ne sont pas en reste et Bekhaled se défait une nouvelle fois de notre défense pour aller défier Noam Marques, auteur lui aussi d'une parade de grande classe pour préserver l'avantage sedanais (51e)
Pendant ce temps-là, Thibault effectue des allers-retours avec la régie histoire de tenter de régler des petits problèmes de son.
Une quinzaine de minutes après, bien lancé par Samba Lam, Gédéon se retrouve seul face au gardien haut-marnais qui s'interpose une énième fois magistralement devant notre n°7 (66e). Dans la tribune de presse nous sommes quelques-uns à nous dire qu'à force de croquer des occasions comme ça, on va finir par se prendre un pion en contre et se retrouver marron ! Mais nos protégés vont nous faire taire en 120 secondes moins de dix minutes plus tard.
D'abord par Hervaine Moukam qui place un plat du pied bien assuré à la réception d'un centre en retrait d'Hamidou Traoré qui avait lui aussi fait son apparition à la mi-temps. Cette fois Nicolas Pfister n'a rien pu.
2-0, 75e
Ensuite grâce à Villa qui réceptionne une belle ouverture de Mulenda puis se défait de son défenseur à l'entrée de la surface avant de loger le ballon dans la lucarne droite du gardien. Là aussi c'est imparable.
3-0, 77e
D'un coup, on respire mieux.
La fin de rencontre n'apportera plus grand-chose même si les verts et rouges continuent de pousser avec quelques situations mais Pfister est repassé en mode muraille, notamment sur une nouvelle tentative de Moukam (87e), quand il n'est pas suppléé par sa barre sur une frappe de Sofiane Ahmed Messaoud (83e).
Et c'est donc sur cette nouvelle victoire du CSSA que l'arbitre siffle la fin pile à la 90e après ne pas avoir laissé de temps additionnel !
Mabunda récupère son trophée d'homme du match bien mérité des mains de Tony même si personnellement je l'aurais donné au portier de Marnaval. Au moins ça fait plaisir à Thibault qui a tant milité pour ça, et ça nous donne une belle interview.
Bref, on rend l'antenne sur les belles images de la communion des joueurs avec le kop, et moi sur le sentiment du devoir accompli !
On se retrouve ce dimanche 8 Février pour le gros choc du haut tableau puisque le CSSA se déplace sur la pelouse de son dauphin toujours invaincu, le Cormontreuil FC. Coup d'envoi 14h30 au stade Serge Lécrinier. Et ce sera encore moi à la réal', il paraît que j'ai été pas trop mauvais ^^
D'ici là :
ALLEZ SEDAN !!!
